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CAMPAGNES SOLIDAIRES


Campagnes solidaires est le mensuel de la Confédération paysanne, engagé avec les paysans et les acteurs du mouvement social dans l'émergence d'autres mondes possibles.

C'est un point de ralliement pour ceux qui veulent comprendre les réalités de la vie et des luttes paysannes dans le monde et ici en Europe.

C'est aussi un espace pour ceux qui veulent s'exprimer sur ces réalités et la manière d'agir sur elles.

Informer, c'est contribuer au débat sur les sujets de société tels que les OGM, la sécurité alimentaire et la mondialisation...

Campagnes Solidaires, notre, votre journal, tente chaque mois de restituer les résistances et les espoirs de ces luttes. Nous avons besoin de vous pour continuer ce combat.

Le numéro du mois

n° 352 - juillet 2019
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Le renouveau des épiceries de campagne


Les dossiers sont disponibles en téléchargement trois mois après parution [voir dans la rubrique ARCHIVES]

Principalement en raison du dépeuplement des campagnes, les épiceries avaient presque toutes disparu de nos villages.
Aujourd'hui, il en refleurit un peu partout, des épiceries dites solidaires, participatives, de proximité ou collectives. Elles sont au cœur des bourgs ou à proximité d'une ferme, dans un hameau ; pour les faire naître, on a souvent réhabilité des bâtiments menacés d'abandon. Leurs statuts varient mais elles sont le plus souvent issues de projets collectifs. Ce sont soit des associations de citoyennes et citoyens acheteurs et demandeurs de produits locaux et/ou biologiques, soit des magasins de producteurs et de productrices, soit des initiatives individuelles et paysannes qui accueillent d'autres produits à côté des leurs, dans leur magasin à la ferme. Quelquefois elles sont nées de la volonté d'élus locaux qui voulaient faire vivre ou revivre leur commune. Mais sans appropriation par une majorité de la population, l'idée, aussi généreuse soit-elle, ne peut s'épanouir.
Dans presque tous les projets, des paysannes et des paysans sont partie prenante, et très souvent ils et elles sont membres de la Confédération paysanne. Ces boutiques, qu'elles soient sur une ferme ou non, sont des outils qui prolongent la vente directe et qui lui permettent de devenir davantage viable.
Ces magasins sont le reflet d'un courant  -philosophique ? politique ? dans l'air du temps ?  Un courant peut-être souterrain mais très présent dans l'esprit des gens. Dans ces épiceries, un peu comme sur les ronds-points de gilets jaunes, on se retrouve, on échange des paroles, du réconfort, de la nourriture. Sur les ronds-points on a construit des cabanes comme à Notre Dame-des-Landes ou à Sivens. On s'abrite, on fait du feu, des grillades, on chante, on fait de la musique. Dans les nouvelles épiceries, on a ajouté souvent un bar, un resto, une salle de spectacle, une bibliothèque ou même un atelier de calligraphie ou un espace de relaxation. Elles portent des noms qui chantent, qui font rêver, qui en eux portent déjà leurs valeurs, comme la Riposte, le Champ commun ou l'Escale.
Dans ces nouveaux magasins, on ne parle pas de concurrence ou même de commerce, mais de solidarité.

Michèle Roux,
paysanne en Dordogne

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